Afin de promouvoir l’économie circulaire, l‘association Entreprises et Environnement adopte le principe selon lequel les ressources inutilisées des uns peuvent devenir les matières premières des autres. Cet engagement se concrétise à travers des actions de sensibilisation des acteurs économiques à travers la dynamique d’Écologie Industrielle Territoriale (EIT972. Lancée en septembre 2019, cette démarche porte un volet transversal (tous secteurs, tous produits) et un volet spécial Bâtiment qui promeut en particulier le réemploi des matériaux de construction.

Dans une approche intégrale, l’association a créé La Ressourcerie Pro-972, une plateforme dédiée au réemploi, et facilite 12 filières de recyclage sur le territoire.

Échelle de hiérarchisation des modes de traitement :

Pour réduire les déchets et créer un impact économique, environnemental et social propice au territoire, une hiérarchie des modes de traitement a été instaurée ( du code de l’environnement) :

Prévention et préservation à la source

Approche qui permet d’éviter la production de déchets dès le départ, avec la conception de produits plus durables. Elle favorise également la déconstruction et la réhabilitation partielle d’ouvrages. La prévention est la méthode la plus efficace car elle élimine le problème à la source.

Réemploi (matériaux non considérés comme un déchet)

Le réemploi et la réutilisation consistent à utiliser les produits ou matériaux plus d’une fois dans leur forme et/ou usages originaux.

Recyclage

Le recyclage implique le traitement des matériaux usagés pour les transformer en nouveaux produits, en dégradant Les matériaux ont là un statut de déchet.

Valorisation énergétique

Ce niveau inclut la récupération de l’énergie à partir des déchets, généralement par incinération. Bien que cette méthode permette de produire de l’énergie, elle n’est pas aussi favorable que la réutilisation ou le recyclage, car elle peut générer des émissions polluantes. En Martinique, le déploiement d’un projet de CSR irait dans ce sens.

Élimination

L’élimination comprend l’enfouissement (mise en décharge) et l’incinération sans récupération d’énergie de déchets dits inertes. Ces méthodes ont un impact environnemental élevé, car elles peuvent entraîner la pollution des sols, de l’air et de l’eau.

Plus on descend dans cette échelle, plus l’impact environnemental est fort (pollution, forte carbonation) et moins les impacts socio-économiques le sont (peu de création d’emplois, peu de création de richesse par la valorisation des ressources, peu de structuration de filières…). La majorité des actions réalisées en Martinique se situent au bas de cette hiérarchie.

Notre temps est compté

Par notre nature insulaire et nos ressources limitées, nos écosystèmes sont particulièrement vulnérables. Nous dépendons de l’importation de biens et de matières premières, ce qui rend notre économie et notre environnement sensibles aux fluctuations des marchés mondiaux et aux impacts environnementaux.

L’avenir passe par l’émergence de nouvelles solutions telles que le réemploi des matériaux de construction. Ce procédé offre une seconde vie au produit, la matière n’est plus un déchet mais une ressource.

Les effets sont bien évidemment environnementaux mais également économiques avec la création d’emplois locaux non délocalisables, de nouvelles filières et permet une réduction du risque d’approvisionnement en matières premières.

Réemploi = économie circulaire

L’économie circulaire repose sur 3 domaines d’actions et 7 piliers opérationnels. Elle ne se limite donc pas au simple recyclage !

Oui, l’économie circulaire est un système économique d’échange et de production qui vise à augmenter l’efficacité de l’utilisation des ressources et à diminuer l’impact sur l’environnement tout en développant le bien être des individus.

Photos : ©Entreprises & Environnement, Hugues Moray | Textes : Marlène François

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